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 « La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |

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Coraline Starless
SIRENE
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Points : 59
Date d'inscription : 10/04/2012

Dis-nous tout ~
“ Guilde: Māmeido Hiru
“ Race: Mage
“ Age: 20 ans
MessageSujet: « La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |    Jeu 12 Avr - 11:34




PRENOM Ϟ Coraline
NOM Ϟ Starless
AGE Ϟ 20 ans
GUILDE Ϟ Chef suprême des Heel Siren ~
RACE Ϟ Epic mage o/ - Mage Absolu de la Puissance
CODE REGLE' Ϟ Validosh by Valshe





FEAT Ϟ Luka Megurine - Vocaloid
.............................................

CARACTERE Ϟ Je suis une super-nana, bonjour.
« Les événements qui ont constitués mon enfance m'ont donné des impressions qui se sont progressivement ancrées en moi. Je me perçois comme quelqu'un de décalée, une sorte de personnage tragico-romantique. C'est avec énormément d'intensité que je vis mes émotions. Très changeantes, elles peuvent me faire passer facilement du bonheur au malheur, du chagrin à la joie, de l'enthousiasme au désespoir avec autant de force. La mélancolie est une émotion assez présente en moi qui fait écho à mon sentiment diffus d'avoir vécu d'une certaine façon un drame personnel. Je suis attirée par un univers d'épanchements émotionnels exacerbés : ils me procurent un ressenti d'une intensité dont je suis à l'origine, et non plus une émotion subie provenant du détachement d'une personne. Pourtant mes émotions ne sont pas forcément visibles de l'extérieur et les autres ne les perçoivent pas toujours. Malgré mon désir d'être compris, je ne parviens pas forcément à communiquer ce que je ressens. J'attache beaucoup d'importance à la vérité des sentiments.. »
Témoignage de Coraline Starless.


C’est toujours difficile de retranscrire cela par écrit, mais passons. Notre Coraline a un caractère complexe et hors du commun qui lui est propre. Tout d’abord, on peut la percevoir comme une jeune femme uniquement soucieuse d’être discrète et mystérieuse. En effet, elle a toujours été solitaire et se complaît à être seule. Elle ne se confie jamais, hormis aux personnes qu'elle affectionne tout particulièrement. Peu de gens ont le loisir d’entendre le son de sa voix, pourtant si calme et douce. Mais ce n’est pourtant pas plus mal car sa franchise exacerbée lui porte parfois préjudice. Comment dire ? Elle dira toujours ce qu’elle pense vraiment quoiqu’il arrive. Au moins ainsi, on ne peut pas la traiter d’hypocrite ! Enfin, j’y reviendrai dans les détails un peu plus loin donc en attendant, si on approfondissait tout ça ?

Sereine et calme, elle ne se laisse jamais envahir par ses émotions. Pragmatique, analytique, elle ne raisonne que par sa logique et ne suit que très peu l’élan de son cœur. Déterminée, voir même obstinée, elle n’abandonne jamais et finit toujours ce qu’elle a commencé, même si cela s’avère parfois être de grandes erreurs. Pour finir, derrière sa carapace de jolie jeune fille se trouve un être en proie au mal. Froide, glaciale, elle n’éprouve aucune pitié pour ses semblables et n’hésite pas à les blesser ou même à les tuer. Préférant le pouvoir de l’esprit, elle sait user de perfidie et de ruse pour parvenir à ses fins, compensant ainsi sa faible force physique. Elle ne vit que pour elle et se place au-dessus de tous, estimant que sa vie est la plus essentielle de toutes. Parfois arrogante, elle écoute tout de même avec une attention particulière tous les conseils ou avis que peuvent lui apporter les étrangers rencontrés sur son chemin. Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins et elle ne doutera jamais d’en utiliser un, quel qu’il soit. Purement egocentrique ? Oui, c’est vrai. Et elle n’est pas prête de changer mais bon, qui sait ? Quelqu’un parviendra peut-être à dompter son âme rebelle. Hihi. Pardon, ce n’est pas drôle. Mais je plains tout de même le pauvre petit qui essayera de lui faire entendre raison. C’est que la jeune fille est très têtue voyez-vous. M’enfin, reste à voir qui le sera encore plus.

Elle est aussi très réservée. Si vous voulez un jour tirer quelque chose de ce qu'elle a vécu, il faudra vraiment avoir du courage et de la patience ! Elle déteste, et cela depuis la nuit des temps, dévoiler sa vie à quelqu'un, en parler tout simplement. Elle ne la jamais fait et ce n'est pas demain la vieille que cela allait se passer. Avec les personnes, elle ne parle pas beaucoup. Il faut vraiment avoir une relation de haute confiance pour qu'un jour elle vous dise quelque chose sur son vécu, et même. Cela serait rare. Mais, qui sait? Peut-être que quelqu'un arrivera à la dérider. Mais il s'avère que cela sera une tâche très difficile. Mais comme je ne doute pas que quelques fous sans cervelle tenteront l’impossible, je leur souhaite bien du courage. Je me répète un peu c’est vrai mais c’est pour vous faire comprendre et souligner la difficulté de la chose. D’accord d’accord, puisque vous avez compris, je n’y reviendrai plus.

Malgré le fait qu'elle ne parle pas beaucoup, elle pense énormément. Et oui, c'est une penseuse. Elle aime se poser des questions sur les gens qui l'entourent, sur le monde, sur elle-même et encore plein de petites choses parfois complètement inutiles. Pourtant, elle pense quand même. Elle est souvent perdue dans ses pensées, d'ailleurs. C'est quelques fois dérangeant lors d'une conversation, mais elle n'y peut rien. C'est une grande penseuse, mais pas une grande parleuse ! Quoique. Lorsqu'elle doit dire quelque chose d'important, du genre une déclaration, des excuses ou autres, elle sait trouver les mots exacts et s'avère à souvent faire un long discours à la personne concernée. Elle est très touchante lorsqu'elle dit toutes ces phrases. C'est une romantique, dans l'âme. Mais elle en veut à tout le monde et est un peu méchante, elle est surtout méfiante et ne dévoile pas forcement sa vie aux premiers venus. C’est normal après tout. Tout le monde en ferait de même je pense. Enfin, il y a des exceptions partout je suppose.

Des jours, elle peut être très souriante comme très sombre. Mais rare sont les fois où elle sourit à n'importe qui. Lorsqu'elle offre un rire à quelqu'un, il est obligatoirement sincère. Elle n'aime pas faire semblant, ce ne serait pas elle-même. Ma foi. C'est ce qui fait son caractère. Elle est un peu bizarre, froide au départ, mais très aimable avec les gens qui sont ses ami(e)s. Autrement, elle n'est pas influençable. Elle peut admirer certaines personnes, ce qui est rare, mais ne prendra jamais exemple sur elles. Elle a une vision de la vie qui n'est autre que la sienne et la fait évoluer petit à petit qu'elle découvre des choses, qu'elle apprend de ses erreurs. Et puis, elle réfléchit avant de parler. Elle déteste dire des choses stupides ou qui ne serviraient à rien. Bien sûr, les points de vue sont différents pour chacun et même si elle pense que sa phrase ne soulève aucune débilité, ce ne sera par nécessairement vrai pour autrui. Malgré cela, elle tentera toujours de comprendre les autres et leurs manières d’agir. C’est si facile de parler et de conseiller quand on ne sait rien de ce qu’à vécu l’autre. Tandis que quand on sait, on ne peut que se dire qu’à sa place on aurait fait pareil.

Enfin voilà, j’espère vous avoir plus ou moins fait comprendre le caractère de Coraline. Malgré tout cela, elle n’en reste pas moins une jeune fille intéressante même s’il est quelque fois un peu .. Spéciale.

PHYSIQUE Ϟ Regarde mon avatar, con**rd !
« Ca ne se voit pas ?! Enfin je suppose que là aussi vous ne me lâcherez pas tant que j'aurais satisfait un minimum de votre curiosité. Enfin, comment je suis physiquement ? Je ne sais pas trop. Je me trouve jolie faut dire mais tout est subjectif n'est-ce pas ? Je me qualifie comme quelqu'un de normal même si la couleur de mes yeux et de mes cheveux attirent souvent les regards des curieux quand je passe. Mais bon, ce n'est pas le plus important. C'est difficile de se décrire quand on se connait par coeur ! »
Témoignage de Coraline Starless.

A quoi ressemble Coraline ? Je ne sais pas vraiment par où commencer. Par le début ? Hum, oui sans doute. Alors pour commencer je dirais que ses cheveux roses sont plutôt longs. N’allez pas croire qu’il s’agit d’un quelconque procédé honteux. Ses cheveux sont de couleur naturelle, quoique vous en pensiez ! Bref, continuons, ils arrivent plus ou moins jusqu’au bas de son dos. Ses cheveux se terminent en mèches fine qui aime virevolter dans le vent ou quand elle fait un mouvement vif. Ils sont fins et ont très peu de volume. Ceci étant dit, il n’empêche qu’ils sont beaux et bien soignés. Vous voulez sa marque de shampooing ? Oui oui je la connais. Après tout c’est mon boulot de tout savoir sur elle. Bref je m’égare. Pour terminer la description de ses cheveux, je terminerai par dire qu’elle les couvre parfois d’un chapeau. Le reste étant toujours libre comme l’air afin de pouvoir virevolter dans le vent.

Approchons-nous maintenant de son visage. Sa peau est blanche et lisse, elle aussi est bien entretenue malgré qu’elle n’utilise aucune crème ou produit de beauté. Quelle chance d’avoir une peau ainsi, ça me donnerait envie de lui pincer les joues à longueur de temps mais j’aurais bien trop peur de m’attirer ses foudres. La belle est plutôt du genre farouche .. Enfin nous en avons déjà parlé. Pour le moment nous avons donc un visage de porcelaine entouré dans un cocon de mèches soyeuses couleur améthyste. Son nez est fin, bien droit, il ne dénote pas de l’allure général de la jeune fille. Ses lèvres sont quant à elles, fines, presque inexistantes qui invitent aux baisers. Ses pommettes sont à peine marqué et ses cils, longs et noirs comme la nuit. Cela en fait des jolies choses à regarder pour une seule demoiselle n’est-ce pas ? Mais n’ayez crainte ! S’il vous faut choisir quelque chose, ce sera sans le moindre doute ses prunelles à la couleur si particulière. Ses yeux, brillants de mille feux, font tout le charme troublant de ce joli minois. En effet, la demoiselle les à d’un bleu azur aussi pur que le ciel. N’allez pas songer que ce sont là des lentilles ou un quelconque procédé artificiel ! Non non, il semble bien que ce soient les fléaux qui mènent la Terre à l’agonie qui ont pourvu la jeune femme de tant de beauté et de charme… La belle porte sur le monde qui l’entoure un regard intense et pétillant, si envoûtant que votre âme pourrait bien s’égarer pour quelques instants parmi ces mille et une nuances bleuâtres si vos yeux venaient à croiser les siens… Qui sait alors si vous ne resteriez pas à jamais troublé par ces prunelles si peu communes.

Sous l’étoffe légère de ses vêtements vous devinez un ventre plat et une poitrine assez généreuse, sans l’être trop pour sa frêle silhouette toutefois. Que dire de plus à présent ? Détaillons donc ses membres délicats à présent. Ses bras fins se terminent par ses mains fines et élégantes. Bien qu’elle se dise négligée, ces derniers sont pourtant toujours propres et couper court. Les longs ongles vernis, ce n’est pas pour elle. Ses jambes au galbe parfait soulignent la courbe enviable de ses fesses rebondies. Ses pieds, dernier élément à vous décrire sont caché dans des chaussures tantôt habillée tantôt moins mais cachant tout le temps ses orteils qu’elle trouve disgracieux. A part ça, sa silhouette toute en féminité et en élégance malgré qu’elle soit de taille moyenne et plutôt menue. Les jalouses la qualifieraient d’anorexique alors que la jeune fille ne se prive jamais d’un quelconque plaisir gastronomique. Son métabolisme étrange lui permet d’ingérer n’importe quoi sans jamais prendre un seul gramme. Merveilleux n’est-ce pas ?


Pour terminer, nous parlerons de son style vestimentaire plutôt .. excentrique en fait. Bien qu’elle harmonise toujours parfaitement ses tenues, elle ne porte pas vraiment des vêtements de marque ou autre mais plutôt des vêtements uniques dans lesquels elle se sent particulièrement à l’aise. Si vous voulez un conseil, fiez vous aux couleurs qu’elle porte pour avoir une idée de son humeur du moment, même si parfois ses émotions peuvent changer une multitude de fois au cours d’une même journée et que ses vêtements ne suivront pas obligatoirement le mouvement. M’enfin .. C’est une autre histoire.

MAGIE Ϟ trois lignes minimum. et bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla.



HISTOIRE Ϟ Plus il y a de souffrance, plus la beauté se révèle.

    Chapitre 1 : Sur la voûte des cieux, notre histoire est écrite.
    « Si j’ai réussi à me défaire du plus gros de mes souvenirs, c’est sans doute le fruit d’une concentration intense. Et d’une détermination à toute épreuve, teintée du dégout et de la répulsion que m’inspiraient mes souvenirs d’enfances. Ais-je été battue ? Violée ? Abandonnée ? Quoi que ce fut, désormais, cela faisait partie de mon passé. Mais le passé s’accroche, me rattrape, me susurre ses promesses maudites à l’oreille quelle que soit l’heure, le jour ; il s’immisce dans mes cauchemars et s’impose à mon esprit, tel un coup de crayon sur lequel on aurait appuyé trop fort. Gommez-le, tant que vous voudrez ; le gros de la couleur disparaitra, mais le trait restera ancré. Profondément. »
    Témoignage de Coraline Starless

    Savez-vous pourquoi l’on se bat ? On se ne bat pas sans une raison bien précise, une décision prise depuis quelques temps. On ne se jette pas dans la gueule du loup impunément, sans raison, en toute conséquence de notre bêtise. C’est à cela que sert ce que l’on appelle communément « la raison » cette pulsion étrange qui parfois nous force à faire des choix et à en oublier d’autres, à ne pas se repentir, et surtout à oublier pourquoi nous nous battons. Extrêmement contradictoire et perturbateur, n’est-ce pas ? Bien des contes de fées existent, racontant milles et un mythes invraisemblables. Invraisemblables ? Vraiment ? Pouvez-vous l'affirmer ? Affirmer que l'Atlantide n'a jamais existée, affirmer que l'on ne brûlait pas les sorciers, affirmer que les légendes les plus communes sont faussées. Pourtant, même si l'on a cette raison qui nous pousse à ne croire que ce que l'on voit, une once d'âme en nous nous pousse toujours à chercher l'irréel et à découvrir enfin la vérité cachée derrière les secrets, falsifiée par les mensonges, traquée par les coups bas. Croyez-vous en la raison ? Tant pis pour vous alors...

    C'était un long chemin cahoteux qui s'enfonçait dans un simulacre de campagne, coupant la forêt en deux comme une plaie béante et grise, dans la lueur pale d'un matin où le soleil ne percerait pas les nuages. Il attendait, crispé dans ses vêtements sombres qui mettaient comme une tache intense dans cette atmosphère de demi-mesure. Il était cette heure ou rien ne s'éveille, ou le monde reprend peu à peu la sève de la vie et des couleurs. L'herbe était d'un bleu d'émeraude fanée, jetée par un hasard inconnu aux pieds des grands troncs noirs et rugueux. Le tout noyé dans une mare de brume poisseuse, qui venait se coller à la peau nue de ses bras. Lentement, de son nez régulier et de ses yeux noirs, il sondait l'atmosphère silencieuse où frissonnait le battement d'ailes de quelques oiseaux, se mêlant aux craquements de branches humides tombant des arbres. La rosée maculait ses chaussures, les recouvrant de brins d'herbes trempées, en stries grises sur la toile noire. Il avait froid, essoufflé, semblant avoir couru, la peau glacée et le sang pulsant au cœur de son artère comme une bête sauvage qui réchauffait son front et non ses membres, glacés et engourdis. Il tremblait, mais un besoin d'orgueil inconnu le faisait narguer la forêt de sa mâchoire anguleuse, accentuant encore la beauté de son port de tête.

  • « Tu sais que je vais être obligé de te tuer, après ce que tu as fait ? »

  • Il ferma les yeux et détendit ses mains. Il savait, que, tout ce temps, on l'avait suivi, mais il avait, dans un vain espoir, espéré que la brume noie ses pas et son corps, l'enfermant dans ce cocon de nuage blanc et froid qui l'aurait protégé du danger. Il ne sursauta pas, sachant que cette phrase serait son unique châtiment. Un étrange son, imperceptible ou presque. Si strident qu'il ne put s'empêcher de plaquer ses mains moites contre ses oreilles qui lui faisaient souffrir le martyre. Le sang commençait à affluer et sa pression inter-crânienne le fit bientôt convulser. Dans un bruit sourd, il tomba sur le sol humide. Derrière lui, la femme déjà âgée d'un certain âge, sifflait toujours cet étrange son entre ses dents sans pour autant avoir l'air d'en souffrir. Bientôt, du sang se mit à couler des oreilles du malheureux. Mort. Ce fût seulement à cet instant que l'horrible son s'arrêta. D'un pas calme et sûr, elle s'avança jusqu'à l'homme, un sourire suffisant sur le visage, elle se pencha et récupéra un carnet, déjà fortement corné et assez vieux. Jamais de sa vie elle n'aurait laissé l'œuvre de sa vie se faire voler par des malfrats.

    Chapitre 2 : Avoir une fille c'est faire un crime, où le coupable est la victime.
    « Vous voulez que je vous parle de mes parents ? Hum, j'en aie très peu de souvenirs à vrai dire. La seule personne que j'ai réellement connu, c'était ma grand-mère. Enfin, connue .. Je ne sait même pas qui elle était réellement, même aujourd'hui. J'espère le découvrir en decryptant mon héritage .. Sinon j'ai eut une enfance heureuse, du moins, j'ai préféré effacer cela de ma tête et si je ne veux même pas y penser, ce n'est pas pour vous le raconter à vous ici et maintenant, vous ne croyez pas ? »
    Témoignage de Coraline Starless

    C’était une journée d’hiver. Le matin était déjà bien avancé mais le ciel n’était toujours pas découvert. Tout était blanc. Le ciel était blanc. Une masse informe de nuages sans pluie le recouvraient entièrement. Le sol était blanc. Ce n’était qu’une étendue infinie de neige compacte qui étincelait sous la lumière d’un soleil invisible. Même l’air environnant était blanc. Des flocons tombaient sans cesse et remplissaient l’atmosphère. Et pourtant, parmi ce paysage saisissant, vivait un petit village bien organisé. Dans l’une des maisonnettes de bois, dont la fumée sortant de ma cheminée laissait percevoir une chaleur confortable, se trouvait une famille réunie pour une occasion très spéciale. En effet, un homme, d’apparence plutôt jeune, était accroupi au bord d’un lit, le visage anxieux. Sur la couche, une jolie femme était allongée et semblait souffrir. Ses cheveux blonds étaient collés contre ses tempes et une sueur froide perlait sur son front. Tous les deux semblaient attendre un moment important et fatidique. De surcroît, tout le village était réuni devant la porte de leur hutte et patientait gaiement en bavardant malgré le froid qui persistait.

    Quelques instants plus tard, une petite fille poussait son premier cri. Au même instant, sa mère poussa son dernier souffle. Le destin lui avait permis de donner la vie en reprenant la sienne. Ainsi était la fatalité. Le premier jour de l’enfant se passa donc dans le deuil. Sa mère, avant de mourir, avait murmuré son nom, « Coraline ». Quel nom enchanteur pour le si petit être qui vient de voir le jour n'est-ce pas ? Malheureusement, ce premier jour restera à jamais entaché par le crime qu’elle avait commis aux yeux de son père. Lui vouant une haine incommensurable, il finit par l’abandonné chez sa grand-mère maternelle, Charlotte, qui n’était autre que la seule famille qu’elle eut connu. Malgré qu’elle ne l’apprit que bien plus tard, l’homme quel n’avait jamais connu laissait chaque mois une somme d’argent assez importante pour éduquer la petite. Comme quoi, un père reste un père.

    Nous voilà bien des années plus tard. Mais Charlotte qui avait le sens des économies déménagea dans un appartement beaucoup plus petit et céda des meubles qui ne lui étaient pas nécessaire. Mais sans pour autant vivre dans la pauvreté. Elle n’avait plus le même rang qu’avant mais vivait tout de même modestement. Elle mangeait trois repas par jour et ne s’étonnait pas de devoir manger trois jours de suite la même chose à certains moments. Elle n’était pas capricieuse, elle comprenait les difficultés de sa grand-mère. Elle l’avait même une fois entendue pleurer dans sa chambre. Elle avait alors regardé par le trou de la serrure de la porte et avait vu Charlotte serrer une vieille photo de Krystal, sa mère.

    Sa grand-mère voulait absolument qu’elle apprenne à lire et à écrire, elle était contre le fait que sa petite fille soit illettrée, c’était une valeur que sa propre mère lui avait transmise depuis toute petite. La petite fille était de toute façon quelqu’un de très intelligent ; elle retenait tout ce qu’elle voyait, posait sans cesse des questions et pour cinq ans, elle était vraiment très curieuse. Coraline, de son côté, au plus profond de son petit cœur, voulait apprendre à lire pour conter des histoires à sa mamy, parce que quand Charlotte lui lisait des histoires ça la rendait heureuse et puis, Charlotte ne souriait presque plus ou alors c’était des sourires forcés. Et la petite Coraline ne voulait pas que sa mamy soit triste parce que sa mamy c’était la femme la plus courageuse du monde. C’était celle qui se battait pour que sa fille ait un minimum d’éducation et qui à elle toute seule arrivait à l’élever.

    A l’âge de 7 ans, Coraline était en mission secrète. Parfaitement. Son nom de code ? Minou dix-huit. Sa mission ? Fouiller dans les affaires de mamy. Discrètement, elle se dirigea vers l’armoire et en entendant soudainement un claquement de porte, sursauta et s’enferma dans l’armoire en soupirant de peur. Manque de chance, la serrure s’était refermée à l’extérieur et elle était coincée à l’intérieur de l’armoire. Elle força quelques fois dessus mais rien n’y faisait. Elle sortit sa petite lampe de sa poche et observa l’armoire de sa grand-mère. Après tout, elle avait une chance de continuer sa mission et de la mener à bien. La gamine fouilla dans un carton, dans les vêtements et s’avança vers le fond de l’armoire avant de trébucher brutalement contre une boite avec une drôle de forme. Étonnée, elle se frotta la tête et désigna de sa lampe la boîte qu’elle observa pendant un moment. Elle fronça les sourcils et l’ouvrit.

    C’était un journal intime mais Coraline ne connaissait pas la langue dans lequel il était rédigé. Sa mamy ne lui avait pas appris. Elle ne savait pas du tout ce que c’était. Emerveillée la petite fille s’assit contre la fin de l’armoire et regarda l’objet avec une fascination jamais vue chez elle. Coraline, au bout de quelques heures commençait à avoir très faim. Au bout d’un moment elle entendit sa grand-mère prononcer son nom d’une voix inquiète. La fillette hurla qu’elle était dans l’armoire et quelques temps après la porte se déverrouilla. Charlotte passa son regard sur le carton vider de son contenu et sa petite fille en émerveillement devant l’objet qu’il avait contenu durant des années. Elle s’attarda sur sa petite fille qui avait les larmes aux yeux. Elle fronça les sourcils et la réprimanda. Elle n’avait rien à faire là après tout. Elle ordonna à la gamine de se laver les mains et de se mettre à table. Elle obéit en lançant un dernier regard à l’objet.

    Charlotte s’interrogea pendant quelques minutes. Fallait-il, qu’elle apprenne l’art délicat de la voix à sa petite fille ? Après tout elle avait semblé si fasciné par l’objet qu’elle se mit à y réfléchir sérieusement en se rendant dans la cuisine. Coraline, elle était vexée. Sa grand-mère ne lui avait jamais parlé de cet étrange carnet. Elle s’assit à table et lorsque sa grand-mère apparut dans la cuisine, l’interrogea d’un tas de questions au sujet de l’objet. Charlotte, qui était en train de réfléchir lui ordonna de se taire et elle le fît voyant le trouble sur le visage de sa grand-mère. Ce soir là, ils mangèrent des pâtes pour la cinquième fois de la semaine. Coraline comprit que les affaires n’étaient pas très bonnes en ce moment.

    Et puis comme tant d’autres moment de son passé, cet journée finit par se fondre dans les profondeurs de sa mémoire oubliée. Enfin jusqu’au jour fatidique qui bouleversa sa vie.
    Chapitre 3 : Destinée, quand tu nous tiens.
    « Destinée. Cette douce fatalité que l’on ne peut contredire. Parce que tout est de sa faute. Cette destinée, ce doit être notre pire ennemie, à tous. On aura beau lutter, elle nous fera perdre. On aura beau baisser les bras, vouloir tout quitter, elle nous retiendra. Oui, tout ce qu’on tentera sera anéantie par cette destiné. Ce putain de mot trop beau et trop fier pour l’ignominie qu’il anime. Nous ne sommes que des pions. Que l’on se croit supérieur, que l’on essai d’être « libre », de « tracer notre propre destin ». Ah ce destin, justement. Belle ironie. Comme si l’on pouvait tracer son destin. Comme si l’on pouvait le changer. Ce destin si lunatique. Incertain. Oui, il change toujours d’avis. Connerie. On s’y soumet. De force. Soumis à cette chose sans enveloppe charnelle, sans âme, sans rien. Cette chose qui, malgré qu’elle ne soit que du vide, contrôle nos vies. On la hait. Tous. Parce que même si elle est gentille, on sait parfaitement que ce n’est que momentané. Bientôt, elle changera d’humeur et rendra riche un vagabond pendant que vous serez mort. Parce qu’elle l’a voulu. Pardonnez-là. Comme elle le fait pour vous. »
    Témoignage de Coraline Starless

    Les années passèrent, dix années pour être précise et cet incident du placard finit par disparaitre la mémoire de la petite. Mais quand elle atteint l'âge de 17 ans. Sa grand-mère l'appela dans la cuisine. Elle descendit de sa chambre et fut surprise de trouver des femmes d'un certain âge assis autour de la table. Était-ce de vieilles amies ? Peut-être bien. Elle les fixa quelques secondes sans comprendre et sa grand-mère se leva pour lui expliquer la situation. Il était temps pour elle de quitter la maison, on avait averti sa grand-mère d'un imminent danger. Elle l'envoya boucler ses affaires dans sa chambre mais avant qu'elle aient eut le temps d'en ranger la moitié, une explosion au rez-de-chaussée attira son attention. Alors qu'elle se précipitait en bas, une main la saisit par la gorge et la souleva au delà du sol. C'était un homme qu'elle n'avait encore jamais vu. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Tant de questions tourbillonnaient dans sa tête tandis que le sang affluait à ses tempes. Elle tentait vainement de lui faire lâcher prise, ses jambes s'agitant dans le vide tandis que ses ongles arrachaient un maximum de peau sur les bras musclé qui la tenaient fermement. Bientôt, l'oxygène commença à lui manquer et elle s'évanouit enfin, si on peut appeler cela ainsi. Pas assez consciente pour bouger, elle discernait quand même les choses autour d'elle, les flammes dévorant à présent la maison dans laquelle elle avait grandit. Des larmes ruisselèrent sur son visage, elle n'avait plus la force de bouger et bientôt autour d'elle tout ne fut plus que ténèbres.

    Lorsqu'elle s'éveilla, elle remarqua tout de suite le mouvement cadencer d'un voiture tirée par quatre chevaux. Elle en avaient emprunter quelques fois dans sa vie et reconnaitrait cette sensation entre mille. Malgré cela, ses pensées restait brumeuses et elle ne se souvenait de rien. Des voix finirent par se frayer une chemin à travers sa tête, des voix qu'elle ne connaissait pas, instinctivement, comme s'il s'agissait encore de l’ultime barrière qui la protégeait, elle refusait d'ouvrir les yeux sur la réalité qui serait désormais la sienne. Brusquement, une douleur à la racine de ses cheveux se fit sentir, on était en train de lui tirer avec force, lui hurlant de se réveiller. Contrainte cette fois, elle ouvrit lentement ses paupières et posa ses iris bleutés sur le spectacle devant elle. Une foule immense étaient rassemblée autour d'une petite place ronde d'une ville qu'elle n'avait jamais vu. Elle était vendue aux enchères, comme esclave. Elle tenta d'échapper à son tortionnaire mais elle n'en avait pas la force. Ainsi, elle se laissa vendre sans pouvoir échapper à son destin. Un homme étrange remporta les enchères.

    La vie qu'elle mena dans ce nouvel environnement fut spécial mais elle ne se plaignait pas. Tout ce qu'il lui restait de sa vie d'avant était le carnet que sa grand-mère lui avaient laissé. Depuis qu'elle était partie, elle ne l'avait pas ouvert, à quoi lire c'est caractère incompréhensible pourrait bien lui servir maintenant ? Penser à sa grand-mère la mettait en colère, mais le manque la poussa à tirer le livre de son écrin. Elle passa ses doigts sur la couverture avec douceur, ce livre lui rappelant l'époque où elle jouissait encre de son innocence désormais bafouée. Elle ouvrit le livre et parcourut ses pages jusqu'à ce qu'une lettre glissa sur ses jambes.
    Spoiler:
     
    Doucement, elle replia la lettre et la glissa dans son enveloppe, ses larmes salées coulant sur son visage sans même qu'elle ne s'en aperçoive. D'un geste lent, elle s'allongea sur le lit, ce soir là, elle pleura jusqu'à ce que le sommeil la gagne et arrête ce flot ininterrompu.

    Quelques jours plus tard, alors qu'elle commençait à peine la lecture du journal, elle se fit convoquée par son propriétaire qui lui avoua l'avoir vendue à nouveau. Elle savait que depuis quelques temps les finances n'allaient pas fort mais elle ne s'était certainement pas attendu à cela. Cependant c'était logique, elle était la plus jolie servante et c'est d'elle qu'il pourrait obtenir un meilleur prix. Haineuse à l'égard de cette homme, elle enveloppa ses maigres affaires. Une petite fille lui confia Shukumei, sa peluche. Coraline avait adoré cette petite fille et plus tard, elle reviendrait sans doute la libérer de l'esclavage. L'endroit où elle atterrit, ce fut une sorte de Colisée, à présent, pour survivre elle devrait amuser la foule.

    Chapitre 4 : Continuer de se battre ou fuir ? Ces deux options provoquent le même résultat. Alors, pourquoi hésiter ?
    « Bonjour, cher public ! Et là, vous vous demandez qui je suis. Petit nounours. Et ce sang derrière moi. Un nounours qui parle ? Non. Je ne parle pas. Ce que je dis, vous ne l’entendez pas. Vous me chercher du regard. Mais pareil, vous ne me voyez pas. C’est normal. C’est comme ça depuis la nuit des temps. Alors pour me faire remarquer, je change vos vies. Faute de pouvoir changer la mienne. Ma vie, si on peut appeler ça comme ça, est déjà scellée. Irréversible. Vouée au silence, à l’invisibilité. Vouée au vide. A n’être rien. Comme ce con de nounours salit par le sang et que tout le monde délaisse. Plus personne ne le voit, dans ce coin de mur. Je suis si triste. REGARDEZ-MOI ! JE SUIS LA ! Je crie. Vous voyez. Mais égoïstement, vous n’entendez pas. Je vous hais. Je veux que vous me détestiez autant que c’est réciproque. Que je ne sois pas le seul à en souffrir. Alors je pourri vos vies. Et je me sens mieux. J’apparais, invisible et je repars aussi discrètement. Pourtant les dégâts sous mon passage sont immanquables. Je fais la pluie et le beau temps, je fais que ce que je veux, arrive au moment que je désire et change ce qui me plait ou non. Vous ne pouvez même pas refuser. Vous voulez vous rebeller mais vous ne pouvez pas. Parce qu’on ne peut pas contredire rien. C’est bête. Vous souffrez autant que moi que je sois ce néant. Oui, vous souffrez autant que moi. Parfois je me laisse attendrir, je crée une histoire d’amour, une amitié, un peu de chance. Mais c’est pour mieux anéantir. Souffrez petits, souffrez. Maudissez votre destin. Maudissez cette destiné. Que j’en rigole un peu. Haïssez-moi, je vous aimerai. »
    Pensée de Shukumei. La peluche ensorcelée. ( Un genre de Dark Happy /SBAF/ )

    Que vous reste t-il quand l'humidité et le froid sont les seuls compagnons qui vous épaulent, brassant l'air rarissime de ces quatre murs âpres que vous êtes obligé de côtoyer ? Quel espoir, aussi minime soit-il, peut s'immiscer par les interstices de votre cerveau plongé dans les abîmes de votre âme aux innombrables noirceurs ? Quelle est la chance que l'on revoit la lumière du jour et sente la brûlure sauvage du soleil sur sa peau rendu translucide par l'obscurité opaque, hormis lors de la mise à mort ? Quel est le pourcentage de détenu qui sauve leur vie démantelée par la solitude avant le trépas, avant que leur cœur devenu sali ne subisse son dernier battement ? Rien ne justifie que de telles pensées ne se concrétisent, parviennent à se matérialiser malgré la force incommensurable que l'on instaure dans ses opinions. Le néant qui creuse son lit au fond de vos entrailles ne quitte jamais le corps qu'il a volé, bien que vos larmes tentent de l'engloutir, ruisselant sans gain de cause. Le vide qui demeure à vos côtés se meut au creux des particules d'oxygène, paralysant l'air que vos poumons engloutissent à grande goulée. L'instinct de survie qui vous habitait lors du châtiment a démissionné depuis longtemps, au compte goutte des jours qui s'écoulent pareillement. La solitude vous encercle, plus destructrice que jamais, prenant soin de vous ôter chaque parcelle de certitude et ébranlant vos conviction les mieux établies. Lorsque l'on est cloîtré derrière des barreaux qui vous coupent du monde extérieur et ne cessent de vous rappeler qu'ils sont vos plus fidèles geôliers, tout prend un goût de souffrance amer. La boule de sentiment frustrée bout telle une furie au milieu d'une pierre lourde qui s'installe dans votre corps, de plus en plus pesante. La saleté s'infiltre par tous vos pores, amplifiant cette impression réelle de malpropreté qui s'ancre sous votre chair. Chaque bouchée de nourriture irrite votre gosier farci de cris qui n'ont pas la décence de jaillir, et chaque gorgée d'eau n'arrive pas à purifier le feu hérétique qui brûle votre œsophage mitraillé par l'humidité de votre cellule.

    Avec le temps et ce silence qui hurle à la mort, on oublierait presque pourquoi nous sommes contraints de vivre dans ces conditions d'insalubrité, tapis dans un recoin, craintif comme un enfant chétif. Le passé s'efforce de résider dans notre mémoire, mais les fuites s'obstinent à percer de toutes parts, laissant s'envoler les souvenirs heureux qui ont un jour fait partie de nous. Chaque vestige datant d'avant notre condamnation nous semble si cher, qu'on souhaiterait le garder dans la légère cavité de notre paume, telle une trainée de paillettes qui scintillent et nous émerveillent. Mais les saisons s'enfuient et comme les feuilles mortes tombent dans l'oubli quand vient l'automne, nos chroniques se désagrègent et deviennent futilité. Alors le flou est fait sur votre enfance et votre adolescence se retrouve sous l'emprise d'un brouillard tenace et aucune éclaircie ne semble accourir pour rétablir cet équilibre chancelant. De toute manière, plus rien n'importe lorsque la vérité vous frappe sans ménagement, sans chercher à épargner votre cœur qui s'affole et qui s'effraie, son battement effréné se répercutant contre les murs. A quoi bon se torturer l'esprit et regretter, quand vous savez la fin proche, au détour du prochain virage ? C'est pourtant dur d'admettre que vos derniers jours se seront déroulés dans l'isolement le plus total, avec vos ombres secouées de sanglots comme seule vision et vos hurlements de complaintes comme seule tonalité ambiante. La gifle est si violente qu'elle vous coupe le souffle et vous sentiriez presque le sang affluer à votre joue, la rendant doucereusement rouge. Puis, certainement car le choix n'est pas permis, on s'enfonce dans le crâne que l'on n'ébroue pas la fatalité, elle est là, tangible, mais il est inscrit en lettre capitale qu'il est défendu d'y toucher. C'est hors de notre portée, notre destin est scellé désormais et l'avenir ne pourra jamais nous apparaître plus clairement qu'en cet instant. Futur accablant, bien sur, découlant de l'horrible coup du sort qu’elle a enduré sans ciller.

    Un cliquetis la sort de sa torpeur léthargique emplie de ses dernières pensées censées en ce bas monde. Le lourd cadenas commençant à rouiller se sépare de son levier, et les pas brutaux du bourreau s'avance obstinément dans sa direction. Son rythme cardiaque s'accélère outrageusement et elle a honte de la frayeur qui se lit sur son visage, de ses yeux qui cherchent une issue dans l'acheminement de son cauchemar existentiel. Sa main tout de noir gantée la délivre des menottes constituées d'un lourd fer qui empoignait ses chevilles, et entreprends de dissoudre ceux de ses poignets. L'engourdissement frétille dans ses membres et des picotements parcourent ses vaisseaux sanguins. Elle jette un coup d'œil à ses bras et ses jambes endoloris, et retint un hoquet de stupeur devant la maigreur qui s'offre impunément à ses yeux et le teint blafard que sa peau s'est approprié en l'absence de l'astre de chaleur. Les os de ses côtes saillent sur ses flancs et ses cheveux qu'ils ont coupé si court ne tombent plus sur ses épaules comme jadis, et cet infime détail lui serre le cœur de nostalgie. Par la lumière vacillante de la torche qu'a apportée mon tortionnaire, elle distingue enfin les hématomes qui sillonnent son corps et les myriades d'ecchymoses qui naissent sur sa chair à vif, et elle se sent trahie. Il ne leur suffit pas de prendre une vie innocente, il leur est nécessaire d'humilier, souiller leurs prisonniers qui gisent si bas dans leur estime, les voir les supplier de les achever. Ils sont dépendants de cette supériorité qu'ils croient détenir, mais ils ne savent rien. Ils n'ont pas la science infuse, ils sont juste des brutes qui frappent au hasard.

    L'exécuteur la hisse sur ses pieds sans aucune douceur et elle se voit défaillir, tombant de tout son long sur la paille maculée. Il n'a même pas esquissé un geste pour lui venir en aide et tenter de lui éviter de chuter. Il s'en moque éperdument et il la relève, avec encore plus de bestialité que la fois précédente. En revanche, ils avancent d'un même mouvement puisqu'il la soutient en lui donnant le coude. Ils traversent des dizaines de couloirs dont elle ne reconnait rien. Ils ont l'air tous si identiques qu’elle a l'impression qu’ils tournent en rond dans les dédales glauques d'une histoire d'horreur. Ses pensées se mêlent et tourbillonnent dans son esprit où ses idées s'entrechoquent avec véhémence. Les décors sombres tournent autour d’elle et elle aperçoit vaguement avec hébétude la grande porte centrale. La sortie, derrière laquelle se cache la liberté, une échappatoire. Comme si ils communiquaient mentalement, son geôlier lui fit tendre les bras en avant et y replaça des senestres, plus fines que les antérieures, brisant ainsi les derniers espoirs qui sommeillaient en elle. Il la poussa sans ménagement vers la grande embrasure et elle eut peur de ce qu’elle allait découvrir en se jetant dans l'arène. Une exécution est toujours un divertissement pour le peuple. Elle appréhendait de croiser ces regards hostiles qui la fixeraient et l'accompagneraient jusqu'à son dernier souffle. Lui restait-il assez de courage pour les défier et de dignité pour ne pas s'effondrer ? Avait-elle vraiment mérité qu'un tel supplice ne soit monté contre elle, que son sacrifice soit contemplé de la sorte ? De ses gros doigts, il actionne la poignée et les rayons de soleil attaquent son visage. Ses yeux se plissent instantanément, calcinés par ce flot de luminosité vive. La chaleur se répand comme une coulée de lave en fusion sur sa peau et elle croise les bras devant son visage. Ses mains tentent de former une barrière étanche pour arrêter cet éclat qui la blesse. Rester séquestrée dans la pénombre depuis des mois lui a arraché l'indifférence que l'on peut avoir de ces particules solaires. Des flammes ravagent son épiderme mais personne n'en a cure et l'on la force à mettre un pied devant l'autre, sur la cadence imposée par les murmures qui parcourent la foule. Malgré ses paupières closes, elle entend les infimes chuchotements qui les animent, imagine leur lèvre étirée en un sourire victorieux et la satisfaction de leur poing brandit au dessus de leur tête. Certains essaient de la toucher, et elle sent leur main avide s'activer autour d’elle, tentant de l'effleurer juste pour avoir la cupidité et la vanité de dire qu'ils ont palpé une condamnée à mort. Ils sont tellement tous pitoyables avec leur puérilité écœurante qu’elle joue des coudes pour qu'aucun d'eux n'obtienne ce misérable instant de gloire.

    L’autre condamné qui s’opposait à elle, était semblait-il plus robuste mais beaucoup plus lent. Et le combat entre les deux laissaient quand même un doute sur l’issue finale, bien qu’elle ait la force physique d’un moustique, elle possédait des capacités qu’il ne risquait pas d’avoir. Au signal, leurs senestres cédèrent pile au même moment et le combat pût commencer. La bataille dura certainement quelques heures, aucun d’eux ne voulant céder un seul pouce à l’autre. Un duel à mort à l’issue incertaine. Voilà ce qui appâte les foules de nos jours. Alors qu’elle prenait l’avantage, l’homme entra dans une fureur incontrôlable et deux flingues, sorti semblait-il de ses propres mains firent leur apparition. Comme quoi, certains badaud avaient parier gros sur lui afin de lui permettre de tricher de la sorte. Éviter ses coups était déjà épuisant pour la jeune femme mais maintenant devoir éviter des balles plus rapides étaient sans doute plus compliqué ! Il ne lui fallut que quelques minutes pour être essoufflée et elle posa un genou à terre. L’homme croyant déjà à sa victoire toute faite sous-estimais déjà la jeune femme qui reprenait son souffle non pas pour esquiver mais bien pour stopper les balles comme elle l’avait fait deux ans auparavant. Alors qu’il venait de pointer le canon, froid, sur le front de la jeune femme elle leva ses yeux cyan vers lui, un sourire suffisant sur le visage. D’un geste vif et agile, elle plaça la paume de sa main juste devant son visage : « Stop ». Bien qu’elle sente son énergie se vider d’un seul coup, elle comprit bien assez vite qu’elle avait réussi son coup. Elle ne savait pas combien de temps cela pouvait durer alors elle se leva tant bien que mal et saisit les deux pistolets. Ils vibrèrent dans sa main si bien qu’elle pensait ne pas pouvoir les contrôler, les armes lui brulaient la peau et une unique larme perla sur son visage qu’elle voulait impassible, d’un geste brusque, les deux flingues s’entrechoquèrent et, dans une lumière vive, fusionnèrent pour en former un plus gros. Elle pointa le canon sur la tête de l’homme qu’elle affrontait et le temps repris alors son cours. Il y eut un moment de flottement dans le public, personne ne savait ce qu’il s’était réellement passé, mais maintenant, c’était Coraline qui tirait les ficelles ! Elle tourna la tête pour observer les gens autour d’elle. Elle avait gagné, c’était tout ce qui importait. Elle était libre.

    Après avoir défilé comme une bête de foire dans toute l’arène, elle s’est heurtée à des marches de bois. C'était l'estrade, la scène de sa victoire, l'acte final de sa nouvelle destinée. Alors, d'un geste maladroit et qu’elle aurait souhaité des plus théâtraux, elle abaisse la palissade constituée de ses bras, exhibant son visage à la populace impatiente qui la dévisage. Le bourreau lui donne une pression dans le bas du dos, lui ordonnant de franchir l'escalier miniature qui conduit à la sortie se dressant fièrement à l’autre bout. Toute la mise en scène est parfaite. Chaque détail est à son poste, pas un objet ne sort des rangs, et la porte est présente, rectangulaire et juste à quelques pas où ses pieds la conduiront bientôt. Après un regard tout autour, devant les yeux ébahis des spectateurs, un sourire suffisant se dessina sur son visage, elle avait gagné une vie, sa liberté et une nouvelle vie lui ouvrait ses portes sur ce monde qu’elle avait toujours rêvé de parcourir.
    Epilogue : Alors c'est ça ma vie ?!
    Une morale ? Un avis à donner, à vous faire partager aujourd'hui ? J'en aurai qu'un : Soyez à l'écoute. A l'écoute de vous-même mais surtout à l'écoute des autres. Tous les autres. Non pas seulement vos proches, votre mère ou votre grand frère, non pas seulement votre amie ou votre cousine, mais le monde entier. Tendez vos deux oreilles vers le cœur de tous ceux qui vous entourent, écoutez les battements d'amour qu'ils vous envoient, écoutez-les vous apprendre doucement la vie à travers leurs propres expériences. Bercez-vous de leur voix si plaintive et belle, et devenez grands. Devenez grands à travers leur regard, à travers leur message. La vie en solitaire est comme vivre seulement à moitié, avec une jambe en bois, un œil crevé ou qu'un seul ventricule. Rendez le sourire à cette femme au loin qui vous sourit de ses plus belles dents, aidez la vieille femme toute voutée contrainte à ne voir que ses orteils, n'ignorez pas cet SDF assis contre le mur, dans la froidure de son existence. Regardez toutes ces vies qui s’entremêlent, tous ces cœurs qui battent ensemble, à la même seconde, et ne faites jamais abstraction de tous ces gens autour de vous. N'oubliez jamais que vous n'êtes jamais seul, qu'il y a toujours quelqu'un sur Terre qui pensera à vous, même si vous êtes convaincues du contraire. Moi, j'ai parlé des longues minutes à une inconnue dans la rue, et j'ai découvert la Vie. Soyez l'épaule la plus solide pour vos amis en souffrance, et respirez pour les absents. Vivez pour tous ceux qui manquent à l'appel, pour ceux partis trop tôt ou trop tard, vivez. »
    Témoignage de Coraline Starless


Dernière édition par Coraline Starless le Mar 5 Juin - 16:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |    Sam 28 Avr - 21:31

Fini ou pas ? 8D

• • • • • • • • • • • • • • • • • •

plantes moi en plein coeur, tues moi a grand coup de poignard, saignes moi de tes lévres, dis moi que tu vas me faire mal... je dois mourir sous ton corps, sous tes coups, devant tes yeux. le jeu peut commencer. ♣️ REINE DE COEUR
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MessageSujet: Re: « La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |    Sam 28 Avr - 21:32

Il me reste un dernier chapitre encore xD
J'ai honte de toujours pas avoir terminé mais en fait, j'attends le concept pour voir si ça va coller u.u
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MessageSujet: Re: « La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |    Sam 28 Avr - 21:33

En gros : AZUL BOUGE TON CUL è_é

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plantes moi en plein coeur, tues moi a grand coup de poignard, saignes moi de tes lévres, dis moi que tu vas me faire mal... je dois mourir sous ton corps, sous tes coups, devant tes yeux. le jeu peut commencer. ♣️ REINE DE COEUR
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MessageSujet: Re: « La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |    Sam 28 Avr - 23:58

Soraru O. Kurushii a écrit:
En gros : AZUL BOUGE TON CUL è_é

+ 1000 D8
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MessageSujet: Re: « La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |    Dim 29 Avr - 0:55

Essaye un peut pour voir !^^
Sinon ça seras fait dans les jours à venir pas de soucis à ce faire .
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MessageSujet: Re: « La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |    Mar 5 Juin - 16:35

Ras-le-bol d'attendre qu'Azul se bouge.
La fiche est finie o/
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MessageSujet: Re: « La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |    Jeu 7 Juin - 16:11

Je te valide. Même si tu l'es déjà. Just For Fun o/
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MessageSujet: Re: « La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |    

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« La beauté est la splendeur du visage divin. » | Coraline Starless |
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